Apprendre à travers l’art, 2016

14 juin 2016 - 18 septembre 2016

Participants

Artistas-LTA-2016

LES ÉCOLES

25 élèves de 7–8 ans (CE1) à l'École Santa María de Vitoria
Institutrice : Paloma Meana
Artiste : Naia del Castillo

Quand j’ai su que nous allions participer à ce projet, j’ai été émue mais j’avais un peu peur aussi et j’étais nerveuse, parce que j’allais connaître un artiste. Durant la visite au Musée, nous avons vu l’araignée en fer, le chien fleuri et les tableaux et le film d’Alex Katz, c’était super génial.

Élève de l’école Santa María de Vitoria

À l’école, nous avons travaillé sur le temps. Le mieux, c’est que ça a été amusant. J’ai aimé faire des bonhommes avec des épluchures de mandarine et les voir sécher et changer. Marcher sur le tissu a été très amusant et entendre notre cœur nous a paru très bizarre, parce qu’il battait très fort. Maintenant j’ai un cœur en terre cuite que j’ai fait avec mes battements. […] Nous avons fait plein de choses, une vidéo, un collier avec soixante perles qui représentent chacune une minute, des silhouettes avec notre avenir, des fleurs, des pousses et des graines en terre cuite, une montre géante…je me suis beaucoup amusé.

Élève de l’école Santa María de Vitoria

21 élèves de 10–11 ans (CM2) à l’école Padre Orbiso (Vitoria)
Institutrice : Begoña Martínez
Artiste : Manu Muniategiandikoetxea

24 élèves de 8–9, 9–10, 10–11 et 11–12  ans (CE2, CM1, CM2 et 6e) à l’école Vista Alegre (Sestao)
Institutrices : Idurre Bedialauneta et Pilar Gómez
Artiste : Elssie Ansareo

17 élèves de 8–9, 9–10, 10–11 et 11–12  ans (CE2, CM1, CM2 et 6e) à l'école Virgen de la Guía (Portugalete)
Instituteurs : Marta Artetxe, Aitziber Milikua et Eusko Basterretxea.
Artiste : Ainhoa Ortells

18 élèves de 8–9 ans (CE2) à l’école Uribarri (Bilbao).
Institutrice : Saioa Cañas Olaskoa
Artiste : Jorge Rubio

14 élèves de 7–8 ans (CE1) à l’école Leka Enea-Anaka (Irún)
Institutrice : Begoña Alkalde
Artiste : Maider López

Avec Apprendre à travers l’art, nous avons travaillé sur le thème de l’univers et sur le système solaire en particulier. J’ai choisi cette matière à cause de sa complexité. Le thème a été traité différemment, en laissant de côté le livre et la dynamique quotidienne. Les élèves ont abordé les concepts sous une autre perspective, de manière pratique et à travers la manipulation. Ainsi, ils ont pu apprendre des concepts difficiles à comprendre. Grâce à cette approche, nous avons pu éveiller leur intérêt sur ce thème et les maintenir motivés. Je remarquerais surtout la participation et l’intérêt de tous les élèves, qui ont appris et se sont amusés ; ceux qui ont des difficultés de lecture et d’écriture aussi se sont sentis à l’aise avec cette façon de travailler.

Begoña Alkalde, institutrice à l’école Leka Enea-Anaka (Irún)

Nous avons regardé le ciel. Nous avons vu la lune, les nuages, le soleil, les étoiles, la pluie, l’orage, les éclairs, la lumière, l’air, la grêle, la neige et le brouillard. Le jour et la nuit. Le crépuscule et l’aube. Nous les avons dessinés avec des couleurs et des formes différentes. Moi, Arantxa, je les ai dessinés en marron ; Dany a utilisé différents bleus et gris; et Dimitri, différents bleus et du blanc. Moi j’ai adoré, surtout quand on a fait les planètes. Dany, ce qu’il a préféré, c’est le voyage en autocar pour aller voir l’œuvre de Maider, et Dimitri, faire la pluie.

Élève en 2e année de Primaire à l’école Leka Enea-Anaka (Irún)

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LES ARTISTES

Elssie Ansareo

La création audiovisuelle est, sans doute, l’une des disciplines artistiques dont l’exécution requiert la participation d’un plus grand nombre de personnes, un travail commun dans lequel chaque pièce est absolument essentielle et indispensable aux autres ; cette activité parvient à extraire de chacun des membres de l'équipe ses meilleures qualités et compétences dans un objectif commun qui peut prendre la forme d'un vidéoclip, court-métrage de fiction, documentaire, art vidéo... Dans ce processus, il est extrêmement réconfortant de se rendre compte que l’apprentissage n’a pas d’âge et que le plaisir de partager une expérience comme la réalisation d’un audiovisuel de A à Z est possible.  

Naia del Castillo

À partir de l’observation, de la conceptualisation et de l’expérimentation, les élèves ont travaillé cette année la photographie, l’art-performance, l’écriture et la sculpture éphémère, afin de produire une connaissance raisonnée et expérimentale sur le concept du temps. En définitive, cette année d’ « Apprendre à travers l'art » a été très intense et pleine d’émotions, et l'occasion aussi de beaucoup s’amuser. 

Maider López

Nous avons travaillé ensemble sur les planètes, leurs mouvements et leur effet sur la configuration du jour, de la nuit et des saisons. Nous avons regardé le ciel, nous avons parlé de ce que nous voyons et imaginé ce que nous n’arrivons pas à voir. En étudiant l’orbite des planètes, leurs mouvements et la relation entre elles, nous avons décidé de les représenter. Pour cela, nous nous sommes servis de la couleur et nous sommes partis du concret pour aller vers le général, de ce que nous savons vers ce que nous imaginons. Après avoir dessiné et peint les planètes, nous nous en sommes enveloppés pour les incarner et effectuer leurs mouvements de rotation et de translation. Si l'élève qui incarnait la Terre se rapprochait trop de celui qui incarnait le Soleil, les autres criaient : « Tu brûles ! ». Je me souviens du moment où une élève a dit très sérieusement à un de ses camarades qui ce jour-là n’avait pas beaucoup la tête à son travail : « Si tu es Saturne, tu es Saturne, mais tu ne peux pas changer de planète sans arrêt… ».

Manu Muniategiandikoetxea

Cette expérience consistant à créer de l’art pour une exposition sert de prise de contact avec l’art et en même temps, de prise de conscience de la réalité de ce qu’on fait, parce qu’il y a un but et une conséquence dans le monde réel. Le travail est déterminé par les personnes qui sont dans le projet et par les circonstances qui les entourent. Le moment que vivent les élèves est si délicat que toute variante est décisive dans cet intervalle de temps que nous nous donnons pour travailler ensemble. Les conditions personnelles déterminées par le contexte ont à la fois des effets sur le travail et leurs conséquences sur le déroulement du cours.

À travers ce travail, nous aidons ces personnes à découvrir comment interagir avec l'art et donc, avec la réalité en partant de l'art. Ce n’est pas une démarche quantitative, on ne suit pas un programme ; ça ressemble plus à marcher ou à se promener en montagne en essayant de comprendre la montagne. En fin de compte, ensemble, nous formons un tout, comme un seul bloc. Cette expérience est très importante dans la formation intellectuelle des élèves et dans la construction de leur sens critique, et sera un outil efficace pour leur développement. La conscience de la responsabilité acquise dans le processus de réalisation du travail est une expérience qui laisse une trace et portera ses fruits.

Jorge Rubio

On ne répond que lorsqu’on nous questionne ; ce n’est que lorsqu’on ressent un stimulus suffisamment important que les mécanismes de réaction activent les ressorts qui permettent le mouvement, de la manière, avec le sens, dans la direction et avec la force voulus. C’est très simple en réalité; ce pourrait être un acte réflexe...et c'est exactement ce que nous essayons d'enseigner dans ce programme.

Cette année, à l’école, nous avons cherché des ressemblances, travaillé des formes, mélangé des couleurs, coupé des planches, dessiné des lignes, effacé des taches, assemblé des masses, peint des plans, observé des esthétiques, expérimenté des idées…et tout ça, sans pratiquement nous en rendre compte.

C’est dommage que cela se termine, mais je crois que les enfants de l’école Uribarri (Bilbao) emporteront avec eux quelque chose de plus grand que cette exposition: la certitude qu’ils possèdent un art PROPRE, auquel ils pourront recourir pour percevoir les choses d’une autre manière.

Ainhoa Ortells

La diversité d’âges des élèves du groupe de cette année a donné lieu à des propositions disparates et inattendues et contribué à approfondir le travail, la construction, la pensée ; à faire que tout soit à moitié improvisé, ressenti, sans regarder au-delà de ce que nous avons en nous-mêmes. Ainsi, le projet a atteint une dimension très intéressante du point de vue de l’art. Cette année, nous avons touché à tout : nous avons découvert le calque, le « copier-coller », le coloriage avec toutes sortes de matériel; nous nous sommes rappelé combien le monde est merveilleux quand on nous laisse dépasser en coloriant, gribouiller sans crainte, reproduire nos mains sur une feuille blanche et même exprimer la joie avec un cri ou écrire un texte de rap sur Eskeleto.

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Mécènat

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