Apprendre à travers l’art, 2015

23 juin 2015 - 30 septembre 2015

Participants

Artistas - LTA -2015
Ainhoa Ortells, Jorge Rubio, Naia del Castillo, Maider López, Iñaki Gracenea, Elssie Ansareo

LES ÉCOLES

20 élèves du Cours élémentaire de première année (CE1) de l’école publique Otxarkoaga, de Bilbao.
Institutrices : Begoña Larrinaga et Aroa Goiri.
Artiste : Elssie Ansareo.
« J’ai beaucoup aimé faire de l’art, j’adore faire des choses avec Elssie ».

Élèves de l’école Otxarkoaga

20 élèves de CE1 et CE2 à l’école publique Birjinetxe, de Bilbao.
Institutrice : María Jesús Martínez.
Artiste : Naia del Castillo.

« Nous avons appris à réaliser des objets dans différentes matières. Tous ensemble, nous avons fabriqué un œuf géant et plein d’animaux. Nous avons aussi appris que c’est en travaillant tous ensemble et en nous entraidant que se créent les plus jolies choses. Nous avons appris de nos erreurs et nous nous sommes rendu compte que lorsque nous faisons des bêtises, les choses ne vont pas comme il faut et que tout le travail peut être gâché. Nous adorons travailler avec Naia parce ce que nous nous amusons bien ».

Élèves de l’école Birjinetxe

« Nous avons démarré avec plein d’enthousiasme et l’envie de connaître le projet, même si nous n’en avions pas une idée très claire. Notre intention était de travailler la cohésion du groupe à travers un projet collectif. Au fil des séances, les enfants se sont montrés de plus en plus intéressés par le projet et ont participé avec enthousiasme aux activités proposées. Tout au long du processus, les élèves ont éprouvé de la fierté. »

Instituteurs de l’École Birjinetxe

30 élèves du Cours moyen de deuxième année (CM2)  de l’école Kueto, de Sestao.
Institutrices : Luján Mejías et Desirée Fernández.
Artiste : Jorge Rubio.

« Cela a été merveilleux d’aller au musée, nos élèves ont beaucoup appris et ont commencé à apprécier les œuvres d’art. Nous nous sommes sentis très à l’aise et nous pensons que ça a été une belle expérience ».

Instituteurs de l’École Kueto

25 élèves de CM1 à l’école publique Arrateko Andramari, d’Eibar.
Institutrice : Maite Rescalvo.
Artiste : Maider López.

« Nous avons été très à l’aise avec Maider López. Nous serions ravis de répéter cette expérience. »

Élèves de l’école publique Arrateko Andramari, d’Eibar

29 élèves de sixième à l’école publique Ramiro de Maeztu, d’Oyón.
Institutrices : Iñigo Beristain, Diana Oleagotia et Myriam Ruiz.
Artiste : Iñaki Gracenea.

« Moi, ce que j’ai aimé, c’est aller au Guggenheim et faire des pierres en plâtre. Je n’ai pas réussi la première, ni la deuxième, mais la troisième était parfaite parce que je l’ai faite avec un copain. À ce moment-là, j’en aurais fait 50, j’adore ça. »

Élève de l’école Ramiro de Maeztu

« L’expérience a été très positive. Dans notre cas, elle a permis à des élèves de différents modèles linguistiques de se retrouver et de travailler ensemble pour mener à bon port le projet final. Ce programme résume à mon sens à la perfection ce que devrait être l’École : un endroit plein de défis et d’expériences amusantes et intéressantes, qui favorisent la cohésion sociale et la formation d’individus curieux, plus égaux, plus libres et plus critiques. »

Instituteur de l’École Ramiro de Maeztu

20 élèves de du Cours Préparatoire de l’école publique de Lamuza, de Llodio.
Institutrice : Itxaso Betes.
Artiste : Ainhoa Ortells.

« Tout a été fantastique. Quand nous sommes allés au musée, nous avons vu des œuvres très belles et spéciales ; ça a été intéressant. Et à l’école, cela a été génial de confectionner et de décorer des habits. »

Élèves de l’école Lamuza, de Llodio

« L’expérience a été enrichissante. La façon de travailler les contenus a été très agréable pour les enfants et cela les a beaucoup motivés. En plus, tous ont senti qu’ils sont capables de créer des belles choses (l’attitude de l’artiste a été très importante), ce qui contribue énormément à renforcer leur estime de soi. »

Institutrice de l’école Lamuza, de Llodio

Voir des autres éditions

LES ARTISTES

Naia del Castillo

« Cette année, les élèves de l’école Birjinetxe ont développé un projet artistique du début jusqu’à la fin. Entre tous, eux, leurs professeurs et moi, nous avons choisi un thème que nous avons étudié et sur lequel nous nous sommes informés : la différence entre les vivipares et les ovipares. Notre réflexion plastique s’est centrée sur leur mode de reproduction, sur le ventre maternel et dans le cas présent, sur l’œuf. Pour son exécution, nous avons utilisé des techniques de peinture et de sculpture pour créer de nouvelles pièces.

À mon avis, cette expérience est importante car non seulement ils ont travaillé sur un thème du programme scolaire, mais en plus, ils ont appris à utiliser de nouveaux outils et matériels, à persévérer dans leur idée, à explorer leur vision personnelle, à évaluer, à prendre des risques, à apprendre de leurs erreurs, à travailler en groupe, à défendre leurs opinions et à se sensibiliser à l’art contemporain. »

Iñaki Gracenea

« Cette année nous avons travaillé l‘idée du paysage depuis différentes perspectives. Du macro au micro, en nous éloignant de notre environnement pour voir l’immensité qui nous entoure et en nous rapprochant pour ne pas manquer les petites nuances. Nous avons peint des vues aériennes et ramassé des petites pierres. Des vestiges de ce qui nous enveloppe et nous entoure, des traces qui nous ont permis d’aborder de nouvelles manières de regarder et de comprendre notre environnement, des traces que nous avons reproduites à travers l’art. Des traces qui sont aujourd’hui des souvenirs, des signes que quelque chose s’est passé, de notre présence, de notre passage dans un paysage en évolution permanente. »

Ainhoa Ortells

« Cette année, nous avons étudié les saisons : nous avons défini leurs principales caractéristiques, nous avons observé et décrit les effets de chacune d’elles sur notre environnement et en même temps, nous avons analysé comment elles nous affectent personnellement, sur notre façon de nous vêtir ou de porter des accessoires. En comparant avec nos camarades, nous avons pu comprendre qu’il y a diverses manières de faire face aux spécificités de chaque saison. Et tout cela avec l’art comme méthode d’apprentissage et tout ce que comporte le fait de mettre un projet entre les mains de 20 enfants de 6-7 ans …

Dans l’enfance, l’imagination n’a pas de limites ; ainsi, il est toujours très intéressant d’étudier et d’analyser le monde de l’art avec des enfants. La planification ne sert pas à grand-chose dans ces cas-là et même si beaucoup le considèrent comme un mauvais signe, dans le monde créatif, cela est très enrichissant, car cela nous oblige, nous les artistes, à « jouer » en permanence avec l’imagination ; d’une certaine façon, nous prenons la place des enfants et ce jeu créatif devient alors inéluctablement un travail collectif ; nous nous retrouvons tous au même niveau, adultes ou professeurs, nous aussi nous nous retrouvons en disposition ou nous avons la possibilité d’apprendre. »

Elssie Ansareo

« Dans l’expérience de l’année 2014-2015, nous avons travaillé un thème qui nous concerne tous, les sentiments. Nous avons cherché à les identifier, à savoir comment nous les exprimons et quelles sensations nous éprouvons avec la joie, la peur, la surprise, la tristesse ou la colère. L’élaboration du projet se poursuit en abordant les couleurs et les formes, qui amènent une infinité de possibilités, en partant toujours du plus petit et du plus simple pour découvrir peu à peu que l’assemblage de tous les éléments nous dévoile une forêt remplie d’émotions qui, jour après jour, grandit et aura constamment le pouvoir de changer et d’évoluer.

Ce thème précis, propre à la condition humaine, occupe une part importante de mon travail artistique ; découvrir ensemble de nouvelles manières de le vivre et de l’exprimer, m’enrichit encore davantage et donne en même temps à tous les participants l’opportunité de créer une pièce artistique ; ainsi, nous apprenons tous. »

Maider López

« Six boites de couleurs réparties dans la cour. Soudain, une des boites bouge, je ne suis pas sûre, est-ce qu’elle a vraiment bougé ou ce n’est qu’une impression? Peu après, c’est la boite orange qui se déplace toute seule et traverse la cour. Une image impossible, qui nous fait sourire. Les écoliers, qui sont dans les boites, suivent les instructions que leurs camarades leur donnent depuis l’extérieur.

Une année de travail pleine d’enthousiasme et de découvertes, mais si je devais faire une autocritique, je dirais que nous avons trop travaillé. Je me propose de donner priorité à la découverte, à l’écoute et au dialogue, à être et laisser de la place pour que les choses arrivent. Mais à la fin de l’année, j’entre dans une frénésie de suivre le programme, en privilégiant le travail sur le reste. Par contre, Markel, Naia, Gorka, Meryem, etc. je vous vois de plus en plus souvent et j’espère avoir déposé en vous durant cette année les sédiments de ce que nous avons appris sur les couleurs, les formes et leur relation avec l’espace, sur les mouvements et les potentialités de travailler ensemble. »

Jorge Rubio

« Cela doit être difficile de comprendre comment chaque individu qui a existé et existe, est et sera différent de tout autre individu. Moi je n’y arrive pas. Et de la même manière, chaque année, à chaque année scolaire, chaque thème, chaque groupe, chaque dessin, chaque ligne possède une identité qui les rend uniques…Cette année ne pouvait être différente : les trente artistes avec qui j’ai partagé des expériences à l’école publique de Kueto, à Sestao, n’ont ressemblé à personne d’autre, ils sont uniques.

Les possibilités esthétiques, les alphabets expressifs, les représentations graphiques, la captation et la manipulation de l’environnement, ont été nos cartes de jeu, que nous avons mélangées et distribuées pour jouer. Ici personne ne perd, même pas celui qui ne s’intéresse pas au jeu. Car pendant que les autres jouent, lui, il regarde la partie et au bout d’un moment, il corrige et ensuite, il finit par comprendre le jeu. Jusqu’à ce qu’il demande des cartes pour jouer lui aussi (il reste toujours une place). Si ce jour-là il n’a pas pu jouer, il rentrera chez lui et pensera aux parties qu’il a vues et comment elles pourraient avoir été jouées... Dans ces cas-là uniquement, la ludopathie (l’aliénation par l’art) pourrait être bien vue.

Ce qui est exposé ici est une partie des travaux réalisés durant l’année, mais je pense que ce qui sera beaucoup plus important, c’est ce que nous n’avons pas fait, ce qu’il reste à faire, les idées qui ont surgi au fil des travaux et les possibilités que chacun a flairées, celles qui viendront et l’usage qu’ils feront de ce qu’ils ont vécu. Nous avons appris des règles, des modes. Il n’y a plus qu’à les mettre en pratique ; chacun verra comment et où. Moi, je ne peux m’empêcher de le faire et tous les jours, je vois des choses différentes, et cela fait des jours que je joue à ce jeu. »

Voir des autres éditions

Mécènat

×

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience de navigation et vous offrir un service plus personnalisé. Si vous poursuivez la navigation, nous considérerons que vous acceptez leur utilisation. Pour changer la configuration ou obtenir davantage d’information, veuillez consulter notre Politique de cookies.